Que mettre sur le site d'un restaurant ? La liste simple
Un bon site de restaurant n'a pas besoin d'être grand. Il doit répondre en dix secondes aux questions que se pose un client sur son téléphone. Voici exactement quoi y mettre, et quoi laisser de côté.
Par Baptiste Ruin, Devanturo · publié le 14 septembre 2026
Les 5 informations indispensables
Quand quelqu'un ouvre le site d'un restaurant, il cherche presque toujours les mêmes choses. Placez-les en haut de la page, avant tout le reste :
Le nom et le type d'établissement. Une ligne suffit : « Bistrot de quartier », « Bar à vins et assiettes à partager », « Cuisine libanaise ».
L'adresse, avec un lien qui ouvre l'itinéraire.
Les horaires, lisibles d'un coup d'œil.
La carte avec les prix.
Un moyen de réserver ou de vous appeler, en un geste.
Un test simple : donnez votre téléphone à quelqu'un qui ne connaît pas votre restaurant. Demandez-lui si vous êtes ouvert ce soir, combien coûte un plat et comment venir. S'il cherche longtemps, une information est mal placée.
Les photos : lesquelles et combien
Les photos donnent envie de venir, ou pas. Mieux vaut peu de photos réussies que beaucoup de photos moyennes (voir 10 conseils pour photographier vos plats).
Lesquelles choisir :
la façade, pour qu'on reconnaisse votre entrée depuis la rue ;
la salle, et la terrasse si vous en avez une, pour montrer l'ambiance ;
vos plats phares, ceux que les clients commandent le plus ou dont vous êtes fier ;
le comptoir, si vous êtes d'abord un bar ou un café.
Combien : pour un site d'une page, une photo de la façade, une ou deux de la salle et quelques plats suffisent. Chaque photo en plus alourdit la page.
Quelques règles :
Utilisez vos propres photos. Une image de banque d'images qui ne ressemble pas à vos assiettes déçoit le client une fois à table.
Pour une photo prise par quelqu'un d'autre (un client, un photographe), demandez son accord avant de la publier.
Retirez les photos des plats qui ne sont plus à la carte.
La carte : page web, photo ou PDF ?
Il existe trois façons de mettre la carte en ligne (le détail dans notre article sur la carte en ligne).
La carte écrite directement sur la page. C'est la solution la plus confortable sur téléphone : le texte s'adapte à l'écran, on lit sans zoomer, et la carte se modifie facilement quand un prix change. Le texte peut aussi être lu par Google.
Le PDF. Pratique si votre carte est déjà mise en page pour l'impression. Sur téléphone, il faut souvent zoomer et déplacer la page pour lire. Et l'ancien PDF reste parfois en ligne après un changement de carte.
La photo de la carte. C'est le plus rapide, mais le résultat est souvent flou, de travers ou plein de reflets. À éviter comme seule solution.
Notre conseil : écrivez la carte sur la page, rangée par catégories (entrées, plats, desserts, boissons). Ajoutez-y :
les mêmes prix que dans le restaurant ;
les formules du midi bien visibles, avec ce qu'elles comprennent ;
si votre carte change chaque semaine, quelques plats en exemple et une phrase du type « la carte change selon le marché ».
Les horaires et les jours de fermeture
Des horaires faux, c'est un client qui trouve porte close. Soignez cette partie.
Écrivez jour par jour, en texte et pas dans une image : « Du mardi au samedi, de 12h à 14h et de 19h à 22h30 ».
Indiquez clairement les jours de fermeture : « Fermé le dimanche et le lundi ».
Précisez les heures de cuisine si elles diffèrent de l'ouverture, par exemple pour un bar qui ne sert à manger qu'aux heures des repas.
Annoncez les congés et les jours fériés à l'avance, avec un court bandeau en haut du site.
Gardez les mêmes horaires partout : site, fiche Google, Facebook, Instagram. Quand vous en changez un, changez les autres le même jour.
Comment vous joindre et venir
C'est cette partie qui transforme une visite du site en réservation.
Le téléphone, sous forme de bouton : on touche le numéro et l'appel se lance.
L'adresse complète, avec un lien vers l'itinéraire dans une application de cartes.
L'accès : la station de métro ou de tram, l'arrêt de bus le plus proche, le parking ou les places de stationnement à proximité.
Les informations pratiques : terrasse, accès en fauteuil roulant (seulement si c'est vraiment le cas), accueil des groupes, titres-restaurant et moyens de paiement acceptés.
La réservation : par téléphone, ou avec un lien vers votre outil de réservation si vous en avez un.
Une adresse e-mail pour les groupes et les privatisations, et les liens vers vos réseaux sociaux en bas de page.
Ce qui est inutile (et ralentit le site)
Beaucoup d'éléments ajoutés « pour faire joli » gênent le client pressé :
La vidéo ou la musique qui démarre toute seule. Elle alourdit la page et surprend quand on consulte le site dans un lieu public.
L'écran d'accueil animé ou la fenêtre qui réclame une adresse e-mail dès l'arrivée.
Le diaporama de dizaines de photos. Presque personne ne va jusqu'au bout.
La longue histoire du restaurant en haut de page. Deux ou trois phrases suffisent, plus bas.
Une rubrique « actualités » abandonnée. Une dernière nouvelle vieille de deux ans peut faire croire que le restaurant a fermé.
Les traceurs publicitaires et les boutons de partage des réseaux sociaux, qui obligent à demander le consentement des visiteurs (voir plus bas).
Les mentions obligatoires
Les mentions légales sur le site. Tout site professionnel doit permettre d'identifier l'entreprise et l'hébergeur. On les met en général sur une page à part, avec un lien en bas du site. Pour une société, Service Public Entreprendre liste :
la dénomination sociale, la forme juridique, l'adresse du siège social et le montant du capital social ;
le numéro d'immatriculation au RCS et/ou le numéro Siren ;
une adresse e-mail et un numéro de téléphone ;
le numéro d'identification à la TVA ;
le nom ou la dénomination sociale de l'hébergeur, son adresse et son numéro de téléphone ;
pour une activité réglementée soumise à autorisation (le débit de boissons est cité en exemple), le nom et l'adresse de l'autorité qui a délivré l'autorisation.
Si vous êtes entrepreneur individuel, vous indiquez vos nom, prénom et adresse, suivis de la mention « entrepreneur individuel » ou « EI ». Pour une société, ne pas afficher ces informations est puni d'une amende pouvant aller jusqu'à 375 000 €.
Les cookies. La CNIL demande le consentement des visiteurs pour certains traceurs, par exemple ceux liés à la publicité ou aux fonctions de partage sur les réseaux sociaux. D'autres en sont exemptés, comme certains outils de mesure d'audience qui respectent des conditions précises. Un site qui n'utilise que des traceurs exemptés n'a pas à demander ce consentement. Un site de restaurant peut presque toujours se passer des autres : demandez à votre prestataire ce que son site dépose.
Dans le restaurant, le site ne remplace pas l'affichage. Les obligations s'appliquent sur place, même si tout est déjà sur internet :
Les prix doivent être affichés à l'intérieur et à l'extérieur de l'établissement, en indiquant si le service est compris.
Les allergènes doivent figurer sur le menu ou dans un cahier tenu à la disposition des clients. Sur le site, vous pouvez les indiquer à côté des plats, ou préciser que la liste est consultable au restaurant.
L'origine des viandes doit être indiquée pour les plats de viande. Si elle figure sur votre carte papier, reprenez-la sur la carte en ligne.
La mention « fait maison » et son logo sont réservés aux plats fabriqués dans des conditions précises. Ne l'écrivez pas sur le site pour des plats qui n'y ont pas droit.
Et si vous préférez qu'on s'en occupe
Chez Devanturo, un site d'une page pour restaurant, bar ou café coûte 549 € tout compris, avec paiement à la livraison et sans acompte. Après 30 minutes de rendez-vous, sur place dans la métropole lilloise ou en visio ailleurs en France, le site est en ligne 7 jours plus tard. Nom de domaine, hébergement et mises à jour de la carte, des prix et des horaires sont compris la première année (ensuite, environ 15 € par an pour le domaine et l'hébergement), et la fiche Google est créée ou mise à jour. La démo LE BRAISÉ, un restaurant imaginaire, est sur devanturo.fr.
Sources : Service Public Entreprendre, « Mentions obligatoires sur le site internet d'une société », « Mentions obligatoires sur le site internet d'un entrepreneur individuel » et « Réglementation dans un bar ou un restaurant ». CNIL, « Cookies et traceurs : comment mettre mon site web en conformité ? ».
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